24.02.2009
Synthèse des deux premières parties
La diffusion de la musique a connu plusieurs dérives. L’essor de cet art d’abord encouragé par l’apparition du Cd et de nouveaux modes de « consommation » par le grand public, a vite été en danger avec l’apparition d’Internet et de la diffusion massive et gratuite de la musique. Si la diffusion par le support du Cd avait posé le problème de la rémunération de l’artiste vite résolu par la naissance de la SACEM et des droits d’auteur, la diffusion par le biais d’internet a posé, elle, le problème d’une propriété musicale qui était mise à disposition de n’importe quel internaute.
Le contrôle d’un compositeur sur la propriété qu’il veut conserver sur son œuvre, la rémunération qu’il peut tirer de son exploitation, devient difficile, dès lors que les œuvres sont disponibles immédiatement et facilement gratuitement, en d’autres termes, la propriété de tout le monde. Les tentatives de régulation de ces dérives par le gouvernement laissent encore peu de résultats puisqu’il s’agit bien de faire évoluer des mentalités et non de sanctionner massivement.
Dans ces problématiques, le cas de la musique classique est un cas particulier, et encore plus susceptible de souffrir de ces dérives. En effet, si bon nombre d’œuvres sont tombées dans le domaine public, les interprétations toujours nouvelles de ces œuvres ont aussi des droits, et ces droits voisins aux droits d’auteur sont souvent oubliés.
Contrairement aux idées reçues, la durée de protection d’une œuvre de musique classique est compliquée et pleine d’exceptions, et toute la musique classique n’est pas d’ores et déjà libre de droits. Ce serait un secteur particulièrement en danger si ses interprètes ne pouvaient plus toucher leurs droits.
Enfin, la musique classique reste un style de musique peu populaire, dont le marché est peu influençable par de quelconques stratégies marketing. Les quelques solutions que l’on peut trouver pour compenser la perte de rémunération des artistes d’aujourd’hui du fait du téléchargement sur internet, ne peuvent s’appliquer au secteur de la musique classique.
Comment lutter contre cette perte de vitesse dans le secteur du disque, cette recherche de plus en plus difficile de rémunérations pour l’artiste et l’interprète, ce paradoxe d‘un art diffusé mais de plus en plus en danger ? Quelles solutions peut-on envisager face à ces dérives, autant pour la musique en général que pour la musique classique ?
23:22 Publié dans Droit de la propriété intellectuelle | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




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