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18.11.2007
Schubert - Sonata in A major - D. 664
C'est un morceau que j'ai découvert en tombant sur cette video sur youtube:
Schubert - Sonata in A major - D. 664
Ici c'est le premier mouvement et c'est celui que j'ai commencé à déchiffrer. Je le trouve plein de vie et de gaité ou d'inscousiance, c'est selon. Je le déchiffre bien et ensuite le présente à ma prof parce qu'on a déjà un programme bien rempli donc j'attends de le savoir bien avant de lui montrer.
Très belle découverte, j'en reparlerais plus tard dans la rubrique Schubert, quand j'aurais bien étudié le morceau.
11:14 Publié dans Mes morceaux actuellement | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
02.11.2007
Les valseuses par Korcia - Grapelli
Un coup de coeur!
Les valseuses (cliquez ici pour écouter)
Dramatique, nostalgique, mais aussi joyeux, plein d'amour, de pleurs, de vie, de désespoir... Lyrique mais aussi un peu tzygane. Le violonniste fait passer tellement d'émotion. J'ai l'impression de retrouver toute ma passion pour la musique en un seul morceau...
C'est tellement beau que je n'ai pas de mots.
22:25 Publié dans *Divers* | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note
La marche funèbre
Je joue enfin cette marche funèbre! ça m'a pris comme ça, je l'ai déchiffrée en une soirée parce que ça faisait plus d'un an que je me disais que je la jouerais un jour. Beaucoup critiquent en disant que c'est trop connu, que c'est trop la musique des enterrements mais moi au-delà de cela, j'entends une musique d'une grande beauté. Elle exprime très bien le malaise et ensuite l'immense tristesse face à la mort. (voir ma note sur la marche funèbre de Chopin dans la rubrique Chopin)
En tout cas je m'applique à la jouer avec toute mon âme car je m'en voudrais de "salir" une si belle oeuvre.
21:30 Publié dans Mes morceaux actuellement | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
01.11.2007
Concerto n°4 - 1er mouvement - Beethoven
Il faut tout de même que je parle de manière plus précise de ce fameux concerto n°4 que j'ai entendu à la salle Pleyel...non seulement car il est magnifique et que je me le passe en boucle depuis dimanche dernier, mais aussi parce que je trouve qu'il y a énormément de choses à dire dessus!
Je commence par le premier mouvement.
Ce mouvement commence par quelques accords au piano, comme une introduction...
Puis l’orchestre, et à chaque fois que j’entends ça, je me souviens cette sensation si belle d’entendre tout l’orchestre « se réveiller ». C’est vraiment ça que je ressens quand j’écoute le début de ce concerto, l’impression que l’orchestre s’éveille, on sent la puissance de l’orchestre qui monte petit à petit, avec des voix qui s’ajoutent dans les graves, un véritable « éveil » tout en douceur. Je ne sais pas si on peut ressentir ça en écoutant simplement le concerto ou seulement en ayant l’orchestre à dix mètres de soi. Moi en tout cas à chaque fois que j’écoute le concerto maintenant, cette sensation me revient.
Enfin arrive le thème principal, celui qui va donner tout l’esprit du concerto, ce thème si joyeux et presque mélancolique en fait…commencé par l’orchestre, les violons puis le hautbois, puis l’orchestre s’emballe pour un thème presque « lyrique » (difficile de dire lyrique pour beethoven mais cet emballement de l’orchestre me fait penser à quelque chose qui s’envole, un sentiment d’espoir immense !).
Enfin le piano prend la parole, pour un petit monologue accompagné de l’orchestre très discrètement. Le piano reprend ce sentiment de joie et de légèreté (je trouve que la sonorité du piano s’y prête particulièrement bien). L’orchestre et le piano entament un dialogue infini. Des thèmes différents se succèdent et toujours, l’orchestre ou le piano, suivant les moments ont des places prépondérantes. Au début de ce concerto, il semble que jamais ils ne jouent vraiment ensemble, c’est un véritable dialogue. Revient le thème principal, toujours léger. Juste après, le piano nous sort le grand jeu avec des gammes et des montées chromatiques magnifiques, qui accompagnent certains crescendos de l’orchestre, mais toujours cela dans une douceur très reposante. Jamais dans ce concerto, le thème ne devient brutal ou fort, on reste toujours dans une douceur caractéristique et même dans les moments les plus intenses, c’est un sentiment d’espoir qui nous envahit.
Un changement survient un peu avant le milieu du mouvement. Je ne sais pas si c’est du à un changement de tonalité ou quoi, mais le piano et l’orchestre prennent un ton plus grave, plus sombre. Plus mystérieux aussi. Et là le piano fait quelque chose qui me fait penser toujours « ah oui là c’est Beethoven ! ». C’est une montée où la main gauche suit la main droite par des notes bien marquées sur chaque temps montantes elles aussi. C’est très dur à expliquer, mais c’est très Beethovenien !
Je ne sais trop comment mais le thème sombre et grave ne dure qu’un temps. Le piano et l’orchestre se font de plus en plus majestueux et parfois insouciants… Les « solos » du piano sont magnifiques, surtout dans les passages lents. J’ai tellement de sentiments qui me viennent à l’esprit en écoutant ce mouvement ! En fait c’est indescriptible en tout, il y a trop de choses (il dure quand même 14minutes !). Mais les sentiments que j’en retiens sont la légèreté, la douceur, l’insouciance, l’espoir. Pour finir sur trois accords exprimant la grandeur, si bien exprimée par l’orchestre réuni !
13:05 Publié dans Beethoven | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Deuxième mouvement - Concerto n°4
Le deuxième mouvement commence par un chant très grave de l’orchestre…suivi d’un chant très doux de l’orchestre. C’est presque une lutte qui commence entre le grave et le doux…et encore un dialogue ! Beethoven a vraiment bâti ce concerto sous la forme d’un dialogue entre orchestre et piano et cela se vérifiera encore au troisième mouvement.
En tout cas la partie du piano sur ce deuxième mouvement est très émouvante et d’autant plus qu’elle est en contraste avec la froideur majestueuse de l’orchestre. Après l’espoir du premier mouvement, ce deuxième mouvement laisse place à la tristesse et au désespoir, parfois simplement au calme paisible mais le chant grave de l’orchestre ne nous laisse pas en paix au fond. Après une grande partie douce du deuxième mouvement, l’orchestre se tait pendant un moment et le piano devient lui-même angoissant, oppressant…pour retrouver le chant presque lugubre à présent et sous-jacent de l’orchestre (une partie seulement de l’orchestre est grave à présent sous des violons qui chantent une large mélodie plus neutre). Fin du deuxième mouvement sur quelques notes évocatrices d’un certain mystère par le piano.
12:00 Publié dans Beethoven | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Troisième mouvement - Concerto n°4
Le troisième mouvement est de loin mon préféré ! Il commence tout de suite par une joie immense. On retrouve l’espoir du premier mouvement mais avec quelque chose en plus…de la joie, une vitalité inexprimable.
Sans vouloir me répéter, le dialogue est là ! Mais cette fois plus que jamais, l’orchestre et le piano se répondent vraiment car ils jouent quasiment les mêmes phrases ! D’ailleurs j’adore comment commence le piano avec cette si jolie fraîcheur ! L’orchestre suit avec une grande ampleur…on sort les violoncelles, tous les violons, du grave à l’aigue, tout cela dans une grande gaîté. C’est très beau. Et puis…une « pause ». Pause que l’on retrouve ensuite souvent dans le mouvement : les graves de l’orchestre jouent une note qu’ils tiennent longtemps pendant que le piano joue quelque chose de beaucoup plus lent et doux par rapport à la gaîté du début. On s’y attendait : l’orchestre répond par la même mélodie, qui s’amplifie au fur et à mesure qu’elle monte en nuances (j’adore ce moment où on sent que des voix se rajoutent petit à petit dans l’orchestre, ça donne un sentiment d’une chose très belle qui monte encore et encore, s’amplifie par les graves, c’est très impressionnant).
La vitalité revient très vite avec le thème principal qui se réinstalle…pour notre plus grand bonheur (en sortant de la salle de concert, je n’avais plus que ce thème en tête)…et le dialogue qui reprend magnifiquement, des mélodies en plus, une grandeur dans chaque phrase du piano et de l’orchestre. Pendant ce concert je me suis souvent fait la réflexion que le difficile du concerto c’était de rivaliser avec la puissance de l’orchestre…ici, cette réflexion prend son sens !
Le mouvement continu encore et toujours, entre thème principal et « pauses », mais on ne s’en lasse pas… Et puis à chaque reprise de chacun des thèmes, la mélodie est la même mais il y a des variantes dans le jeu du piano.
Un de mes passages préférés est à la 7ème minute environ, l’orchestre joue une de ces mélodies douces et joyeuses dans un jeu très « legato » et le piano accompagne par des « gammes » ou plutôt des montées de notes qu’il reprend et reprend encore. Ça donne un effet presque d’eau qui coule ou d’une valse, de quelque chose qui tourne ou coule en tout cas. C’est vraiment joli.
Le mouvement, et le concerto se finissent sur un passage que j’adore, le piano et l’orchestre jouent ensemble et d’un coup, le piano fait une sorte de cadence. L’orchestre joue une note dur chaque temps et le piano la même note sur chaque contretemps, et c’est comme un clin d’œil, quelque chose qui nous interpelle tellement c’est joli. Je me rappelle même que j’y ai pensé pendant le concert. A ce moment précis j’ai pensé « Quel génie ce Beethoven… ».
Finir sur trois accords magistraux, il n’en fallait pas moins pour ce magnifique concerto.
11:00 Publié dans Beethoven | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
