01.11.2007

Troisième mouvement - Concerto n°4

Le troisième mouvement est de loin mon préféré ! Il commence tout de suite par une joie immense. On retrouve l’espoir du premier mouvement mais avec quelque chose en plus…de la joie, une vitalité inexprimable.
Sans vouloir me répéter, le dialogue est là ! Mais cette fois plus que jamais, l’orchestre et le piano se répondent vraiment car ils jouent quasiment les mêmes phrases ! D’ailleurs j’adore comment commence le piano avec cette si jolie fraîcheur ! L’orchestre suit avec une grande ampleur…on sort les violoncelles, tous les violons, du grave à l’aigue, tout cela dans une grande gaîté. C’est très beau. Et puis…une « pause ». Pause que l’on retrouve ensuite souvent dans le mouvement : les graves de l’orchestre jouent une note qu’ils tiennent longtemps pendant que le piano joue quelque chose de beaucoup plus lent et doux par rapport à la gaîté du début. On s’y attendait : l’orchestre répond par la même mélodie, qui s’amplifie au fur et à mesure qu’elle monte en nuances (j’adore ce moment où on sent que des voix se rajoutent petit à petit dans l’orchestre, ça donne un sentiment d’une chose très belle qui monte encore et encore, s’amplifie par les graves, c’est très impressionnant).
La vitalité revient très vite avec le thème principal qui se réinstalle…pour notre plus grand bonheur (en sortant de la salle de concert, je n’avais plus que ce thème en tête)…et le dialogue qui reprend magnifiquement, des mélodies en plus, une grandeur dans chaque phrase du piano et de l’orchestre. Pendant ce concert je me suis souvent fait la réflexion que le difficile du concerto c’était de rivaliser avec la puissance de l’orchestre…ici, cette réflexion prend son sens !
Le mouvement continu encore et toujours, entre thème principal et « pauses », mais on ne s’en lasse pas… Et puis à chaque reprise de chacun des thèmes, la mélodie est la même mais il y a des variantes dans le jeu du piano.
Un de mes passages préférés est à la 7ème minute environ, l’orchestre joue une de ces mélodies douces et joyeuses dans un jeu très « legato » et le piano accompagne par des « gammes » ou plutôt des montées de notes qu’il reprend et reprend encore. Ça donne un effet presque d’eau qui coule ou d’une valse, de quelque chose qui tourne ou coule en tout cas. C’est vraiment joli.
Le mouvement, et le concerto se finissent sur un passage que j’adore, le piano et l’orchestre jouent ensemble et d’un coup, le piano fait une sorte de cadence. L’orchestre joue une note dur chaque temps et le piano la même note sur chaque contretemps, et c’est comme un clin d’œil, quelque chose qui nous interpelle tellement c’est joli. Je me rappelle même que j’y ai pensé pendant le concert. A ce moment précis j’ai pensé « Quel génie ce Beethoven… ».
Finir sur trois accords magistraux, il n’en fallait pas moins pour ce magnifique concerto.

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