01.11.2007
Concerto n°4 - 1er mouvement - Beethoven
Il faut tout de même que je parle de manière plus précise de ce fameux concerto n°4 que j'ai entendu à la salle Pleyel...non seulement car il est magnifique et que je me le passe en boucle depuis dimanche dernier, mais aussi parce que je trouve qu'il y a énormément de choses à dire dessus!
Je commence par le premier mouvement.
Ce mouvement commence par quelques accords au piano, comme une introduction...
Puis l’orchestre, et à chaque fois que j’entends ça, je me souviens cette sensation si belle d’entendre tout l’orchestre « se réveiller ». C’est vraiment ça que je ressens quand j’écoute le début de ce concerto, l’impression que l’orchestre s’éveille, on sent la puissance de l’orchestre qui monte petit à petit, avec des voix qui s’ajoutent dans les graves, un véritable « éveil » tout en douceur. Je ne sais pas si on peut ressentir ça en écoutant simplement le concerto ou seulement en ayant l’orchestre à dix mètres de soi. Moi en tout cas à chaque fois que j’écoute le concerto maintenant, cette sensation me revient.
Enfin arrive le thème principal, celui qui va donner tout l’esprit du concerto, ce thème si joyeux et presque mélancolique en fait…commencé par l’orchestre, les violons puis le hautbois, puis l’orchestre s’emballe pour un thème presque « lyrique » (difficile de dire lyrique pour beethoven mais cet emballement de l’orchestre me fait penser à quelque chose qui s’envole, un sentiment d’espoir immense !).
Enfin le piano prend la parole, pour un petit monologue accompagné de l’orchestre très discrètement. Le piano reprend ce sentiment de joie et de légèreté (je trouve que la sonorité du piano s’y prête particulièrement bien). L’orchestre et le piano entament un dialogue infini. Des thèmes différents se succèdent et toujours, l’orchestre ou le piano, suivant les moments ont des places prépondérantes. Au début de ce concerto, il semble que jamais ils ne jouent vraiment ensemble, c’est un véritable dialogue. Revient le thème principal, toujours léger. Juste après, le piano nous sort le grand jeu avec des gammes et des montées chromatiques magnifiques, qui accompagnent certains crescendos de l’orchestre, mais toujours cela dans une douceur très reposante. Jamais dans ce concerto, le thème ne devient brutal ou fort, on reste toujours dans une douceur caractéristique et même dans les moments les plus intenses, c’est un sentiment d’espoir qui nous envahit.
Un changement survient un peu avant le milieu du mouvement. Je ne sais pas si c’est du à un changement de tonalité ou quoi, mais le piano et l’orchestre prennent un ton plus grave, plus sombre. Plus mystérieux aussi. Et là le piano fait quelque chose qui me fait penser toujours « ah oui là c’est Beethoven ! ». C’est une montée où la main gauche suit la main droite par des notes bien marquées sur chaque temps montantes elles aussi. C’est très dur à expliquer, mais c’est très Beethovenien !
Je ne sais trop comment mais le thème sombre et grave ne dure qu’un temps. Le piano et l’orchestre se font de plus en plus majestueux et parfois insouciants… Les « solos » du piano sont magnifiques, surtout dans les passages lents. J’ai tellement de sentiments qui me viennent à l’esprit en écoutant ce mouvement ! En fait c’est indescriptible en tout, il y a trop de choses (il dure quand même 14minutes !). Mais les sentiments que j’en retiens sont la légèreté, la douceur, l’insouciance, l’espoir. Pour finir sur trois accords exprimant la grandeur, si bien exprimée par l’orchestre réuni !
13:05 Publié dans Beethoven | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note




Commentaires
Ce 4ème concerto est dans un style très différent et nettement plus calme, par rapport au 5ème (Empereur), notamment au niveau de l'ouverture.
Par R. Serkin, c'est un petite merveille !
Ecrit par : LVBFC | 16.12.2007
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