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31.08.2007

Rhapsodies hongroises - Liszt

Quoi? Je n'en ai pas parlé sur ce blog?... Cela fait plus d'un an qu'elles remplissent mon univers musical et elles étaient tellement présentes ces rhapsodies, que je ne me suis même pas rendue compte que je n'en avais jamais parlé sur ce blog (à part de ma fameuse n°5 dont je parle tout le temps comme de Mon morceau de mon tout neuf répertoire!).

Je parlerais en particulier des rhapsodies hongroises de 1 à 9, car ce sont celles que je connais le mieux.

La numéro 1, je l'ai "découverte" en un sens il n'y a pas si longtemps. Je la connaissais déjà depuis longtemps mais c'est en l'écoutant avec la partition sous les yeux que j'ai réellement constaté sa richesse! Ce n'était pas une de mes préférées mais je l'aime beaucoup par cette richesse, cette alternance du côté fier et du côté doux.

La numéro 2, j'en rêvais... C'est vous dire comme j'en rêvais... Tellement grandiose, avec des caractères qui se succèdent, d'abord majestueux et imposant, puis plus mystérieux, alternance sans fin entre ces deux caractères et puis arrive la 6ème minute, où le thème change radicalement et on sent quelque chose qui monte... qui monte... un thème qui s'impose de plus en plus et tou cela dans une grande légèreté... Et puis c'est enfin ce que j'aime tant dans ces rhapsodies...l'aspect rebondissant! Sans rire, on sent que ça sautille, c'est joyeux...rebondissant! Je ne sais pas comment Liszt a pu donner un tel effet de sautillement de joie, un bonheur léger presque frivole mais qui se suffit à lui-même!... Puis un bonheur plus affirmé, plus fier aussi mais toujours très léger jusqu'à la fin...l'apothéose finale (qui me semble injouable techniquement)...
J'en rêvais et puis récemment je me suis dit qu'il fallait que j'arrête de rêver de monstres comme ça, que d'autres morceaux moins techniques et aussi musicals sinon plus étaient possibles de devenir des rêves réalisés et non des rêves inaccessibles!...

La numéro 3 me donne encore ce sentiment mystérieux et même venu d'un lontain pays... Elle donne un sentiment d'étrangeté.

Ce que j'aime dans la numéro 4, ce sont tous les petits traits de notes tellement jolis et puis bien sur c'est surtout la deuxième partie que j'adore avec ce thème qui va de plus en plus vite, on dirait un manège qui ne peux plus s'arrêter! Et puis les basses sous ce thème qui accèlèrent aussi et qui font une cadence encore un peu "rebondissante"! J'aime beaucoup ce sentiment d'accélération.

La numéro 5 est ma chère rhaspodie que j'ai joué cette année. A écouter ce n'est pas ma préférée mais à jouer...c'est une autre histoire. Tant de passion dans ce morceau. Je n'en parle pas plus, j'ai déjà dit beaucoup sur elle.

La numéro 6, je ne la trouvais pas exceptionnelle au départ et en écoputant bien, j'ai découvert des passages magnifiques. Surtout quand apparait un thème majestueux un peu avant le milieu du morceau et qu'il est repris fortement avec une grande fierté cette fois, à m'en mettre les larmes aux yeux tellement on sent le caractère de ce passage. Et enfin la partie de la fin (on dirait que c'est une spécialité dans ces rhapsodies...), très légère, très jolie, joyeuse et "rebondissante"? Désolée mais ce mot me revient toujours quand j'écoute ces rhapsodies. Une jolie mélodie cette fin et qui accélère là aussi. J'adore cette sensation d'emballement, quand le rythme accélère lentement, quand les basses font cette cadence (exactement comme dans la rhapsodie numéro 4), quand on sent ce chant joyeux qui s'emballe dans presque une folie! On a presque envie de lever sa baguette de chef d'orchestre pour mener tout cet emballement qui sonne comme un orchestre!

La numéro 7... j'ai l'impression de me répèter, mais c'est la même chose que plus haut...majestueux au début, joyeux à la fin, et toujours d'un caractère très fier.

Pour la numéro 8 je ne parlerais que de la deuxième moitié du morceau que j'adore. C'est presque "mignon" ces petits chants à la main droite, tous ces petits traits et puis ensuite la puissance accompagnant ces traits, ces aigus, mais toujours dans un caractère entrainant.

La neuvième regroupe a peu près tout ce que j'ai dit auparavant..
En fait ces rhapsodies ont toutes un schéma à peu près égal. Majestueuses ou mystérieuses au début, puis une partie différente, joyeuse, mystérieuse ou "rebondissante", et puis à la fin l'apothéose, l'accélération , l'emballement ou la passion!

Le tout dans un caractère que je retrouve dans toutes...la fierté. On sent ce chant fier (ce sont des rhapsodies hongroises mais elles me font penser au chant du toréador, au chant espagnol fier et majestueux, le cliché quoi. ), ce côté très majestueux qui impose entrecoupé de mystère, de jolies petites mélodies.


Elles se ressemblent plus ou moins mais elles sont tout de même toutes différentes et je les adore toutes individuellement... car elels sont d'un très grande richesse aussi bien technique que musicale.

10:10 Publié dans Liszt | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note

22.08.2007

Qu'est ce que je n'aime pas??

Je me suis mise à relire des passages de mon blog pour voir ce que je pouvais bien écrire il y a plus d'un an... J'ai relu en particulier cet article "c'est dur" que j'avais écrit dans la rubrique "ce que je n'aime pas"... et je me trouve...un peu radicale!
La situation a bien changé à présent car je suis devenue une fan de Mozart autant que les autres. Pour Haendel je ne peux pas dire car je n'en écoute pas, mais pour ce qui est des musiques religieuses, le Lacrimosa de Mozart et mon quatre mains "Jésus que ma joie demeure" de Bach m'ont montré la beauté de cette musique!
Pour Bach, je ne dirais pas que "j'aime" évidemment, je n'ai pas changé radicalement mes goûts en un an et demi, mais je suis plus nuancée maintenant... Bach, j'ai compris une chose, ça me semble la pureté, la perfection dans la musique, sans petites choses rajoutées, c'est l'essentiel de la musique. Et même si j'ai du mal à aimer, je sais que ce qu'il a fait est énorme.

Et puis de temps en temps, je me laisse porter par ses jolis quatre mains, son "Aria" des Variations Goldberg, ou encore par quelques préludes... Le temps me ferait-il tout apprécier?...

Je pense que la rectification était nécessaire.

10:08 Publié dans Ce que je n'aime pas | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

20.08.2007

Quintette "la truite" - Schubert

J'écoute depuis quelques temps le quatrième mouvement de la quintette "la truite" de Schubert.. Je le trouve magnifique! Quand je l'écoute, je sais pourquoi j'aime le piano, il impose, il est majestueux, il a un timbre si joli et si différent des autres instruments! Quand il joue dans ce quatrième mouvement, je sens qu'il est insdispensable...bien sur les autres instruments le sont aussi mais il y a un petit plus, une petite préférence que j'accorderais toujours au piano.
J'adore ces morceaux où il semble tenir une place centrale, car c'est là qu'il impose et ça m'en donnerait des frissons!

Bref, ça m'a donné envie d'écouter la quintette en entier. Et ce matin, je suis tombée sur ce petit reportage sur une quintette formée avec Daniel Barenboïm. Un reportage sympa à regarder. http://www.youtube.com/watch?v=sKbK5inlHlU&mode=related&s... Au début on les voit se préparer et l'ambiance est pour le moins détendue! Même quelques secondes avant d'entrer sur scène, ils rigolent encore! Le concert commence vraiment au milieu de la deuxième partie du documentaire. http://www.youtube.com/watch?v=k0PBUis8O50&mode=related&s... Puis si vous voulez écouter la quintette en entier, il faut suivre les numéros "Franz Schubert ''The Trout' Quintet (documentary) 3" puis 4, jusqu'à la 6ème partie.

Je trouve que toute la quintette est dans le même esprit que ce quatrième mouvement que j'adorais même si parfois le piano est un peu moins présent. Mais je préfère toujours le quatrième mouvement!http://www.youtube.com/watch?v=Hx8_mv7CzTg (je préfère la version que j'ai sur un cd, où le piano ressort vraiment beaucoup!)

D'avoir écouté ça, ça me donne vraiment envie de jouer plus de musique de chambre. C'est tellement génial de jouer "ensemble". On snet que sa partie complète celle des autres, chacun est indispensable, mais chacun seul ne donne pas grand chose, ce sont toutes ces parties ensembles qui donne une musique magnifique et achevée!
En fait, j'ai toujours un peu fait de musique de chambre avec des petits orchestres de mon conservatoire municipal, mais avec des petites parties pour le piano, c'était sympa mais pas aussi génial que par exemple mon trio de Beethoven du stage! Je me suis vraiment éclatée à le jouer, car la partie piano est vraiment aboutie, c'est poas quelquechose de simple dès le départ, et le piano en impose vraiment. J'avais aussi beaucoup aimé jouer un lied de Mozart il y a un peu plus d'un an, car le piano avait une "vraie" partie!
Enfin voilà, il faut que je me remette à la musique de chambre, que je m'y perfectionne car c'est encore une autre ambiance quand on fait de la musique à plusieurs que quand on rentre dans sa bulle en solo. Cette année, je ne pourrais pas m'y remettre, faute de temps, je vais me concentrer sur le supérieur si j'ai le temps de le passer, mais l'année prochaine, je fais de la vraie musique de chambre comme au stage! Un trio, un duo, un Lied, nous verrons bien...

11:40 Publié dans Schubert | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

14.08.2007

Lacrimosa

Je n'avais pas de rubrique sur Mozart!! La voilà créee. J'avais seulement écrit sur Mozart dans "Mes morceaux actuellement", je pourrais encore le faire maintenant, mais je préfère créer une rubrique pour ce génie!

Aujourd'hui je voudrais parler du magnifique requiem de Mozart et en particulier de Lacrimosa (http://www.youtube.com/watch?v=gqPz5B-TA1w). Ce morceau est magnifique par son côté dramatique. La première fois que je l'ai entendu, c'est car un copain voulait absolumment me le faire écouter. Il m'a fait écouter ça avec les écouteurs, j'étais vraiment en plein dans le requiem. Je l'ai adoré, les frissons me venaient à chaque crescendo de la chorale.
J'adore le thème au violon du début, comme un chant insidieux, quelque chose de sournois qui nous tourmente en permanance pendant le requiem. Et le chant par dessus, donne un désespoir indéfinissable!
Et puis la musique s'arrête, et c'est ce moment là que le copain choisi pour m'annoncer que ce morceau était le dernier composé par Mozart...il n'a même pas eu le temps de le finir...c'est quelqu'un d'autre qui a finit le morceau à sa place. J'étais encore plus abasourdie par le morceau, cela augmentait d'autant plus son côté dramatique!
Me dire que juste avant de mourrir, il avait ce morceau dans la tête, il était en pleine composition de ce morceau tellement dramatique! Je trouve ça très beau en réalité, cela continue presque mes dernières reflexions sur la musique. La musique c'est bien la vie, c'est bien les sentiments, c'est bien cette chose que personne ne peut expliquer mais quand on l'a dans le sang, comme ce génie Mozart, elle accompagne chaque instant de notre vie et s'y identifie. Lacrimosa, c'est comme son dernier cri de désespoir, un dernier appel devant le drâme de la mort.

J'ai trouvé les paroles traduites. "Lacrimosa dies illa,Qua resurget ex favilla,Judicandus homo reus.Huic ergo parce, Deus: Pie Jesu Domine Dona eis requiem. Amen." qui veut dire "Oh! Jour plein de larmes, où l'homme ressuscitera de la poussière: Cet homme coupable que vous allez juger: Epargnez-le, mon Dieu! Seigneur, bon Jésus, donnez-leur le repos éternel. Amen."... et tout le requiem est sur ce thème: "je vous prie, le cœur brisé et comme réduit en cendres prenez soin de mon heure dernière" (Confutatis), "O Juge qui punissez justement accordez-moi la grâce de la rémission de péchés avant le jour où je devrai en rendre compte" (Recordare), "vous qui sauvez par grâce, sauvez-moi, ô source de miséricorde" (Rex tremendae).


Bon c'est pas très gai tout ça même si moi je trouve ça extrèmement beau.
L'autre jour j'ai trouvé la transcription de ce requiem pour le piano... je ne savais même pas que ça existait! Je me suis évidemment jetée dessus, pour à mon tour exprimer ce désespoir (presque lyrique pour du Mozart!), ressentir ce côté dramatique que j'adorais. A jouer au piano seul , cela perd de son ampleur. Mais quand j'ai branché mon mp3, et que j'ai joué en rythme avec l'orchestre et la chorale, je ne pouvais plus m'en passer! Toute une chorale derrière soi, en accord avec ses propres notes au piano... c'est quelque chose!

16:50 Publié dans Mozart | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note

11.08.2007

Une réflexion sur la musique...et l'Art

Suite de ma petite réflexion juste en dessous...je réfléchis beaucoup sur le sens de la Musique en ce moment, sur ce qu'elle apporte.

"L'Art n'est point là pour procurer la richesse. Soyez un noble artiste, et le reste vous sera donné par dessus le marché." (Schumann)
Cette phrase m'a mis les larmes aux yeux! C'est là toute la beauté de l'Art et donc aussi de la Musique.
Elle n'a pas d'intérêt, ne procure rien de matériel, rien de visible... tout se situe tellement au-delà! Elle procure simplement le Bonheur de ressentir le Beau, les émotions, et de les exprimer. C'est être en contact avec le Beau, par le biais de la musique, on touche le Beau du bout du doigt et c'est une chose inestimable. On ne peut pas la comparer, ni la choisir avec autre chose.
L'apport spirituel de la musique est en moi, comme ancré dans mon âme. C'est tellement difficile de mettre des mots sur les effets de l'Art! C'est quelque chose qui me semble comme d'un autre monde et donc indéfinissable! On ne peut qu'approcher la réalité en définissant ce monde avec des mots. En moi tout est parfaitement clair et j'essaie de le conceptualiser car je sens que c'est quelque chose de beau et de pur...Mais les effets de l'Art sur l'âme sont-ils conceptualisables?
Je ne le pense pas, ou alors très peu, de manière imprécise, comme je m'efforce de le faire depuis quelques temps.
Je suis heureuse d'avoir découvert ce monde, le vrai Art et ce qu'il produit en l'homme, j'aimerais tellement le partager, mais la seule façon de le faire, ce n'est pas en parlant, avec des mots ou des concepts, mais en ouvrant l'âme d'autrui sur l'Art. Il n'y a qu'en lui même que l'autre pourra faire le chemin qui le mènera à cette chose mystérieuse qu'est le Beau, cet autre monde qu'est l'Art ou plus précisémment la Musique.

15:15 Publié dans *Reflexions* | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

07.08.2007

Petite réflexion sur la musique...

Je vous fait part d'une réflexion que j'ai eu, j'espère ne pas vous ennuyer, mais je ne sais pourquoi je voulais rendre cette réflexion publique, car c'est sûrement la plus poussée que j'ai eu sur la musique... du moins dans mon esprit, ça a fait tilt quand j'ai réfléchi à tout ça.

Hier, j'ai joué la Rhapsodie hongroise n°5 de Liszt (toujours la même, MA petite rhapsodie!...), en essayant de la jouer avec le plus de sentiments possible, de rentrer dans ma "bulle"! (je suis dans une période "pause-piano" après le stage et donc je joue vraiment uniquement pour me faire plaisir en ce moment, je ne travaille pas).
ça a marché, j'ai exprimé pleins de choses à la fois. Chant grave, nostalgie, re-chant grave, passion, pureté, torrent de passion, pour finir sur ce sentiment si particulier que j'ai trouvé hier en jouant... comme une résignation après la bataille. Comme le chant se fait encore plus grave dans les dernières mesures de ce morceau, c'est comme si on assistait à un abandon, et même un découragement (face à la mort inéluctable peut-être? Ce chant grave évoque beaucoup le cortège et la marche funèbre...)...comme si la voix passionnée (juste avant ce dernier passage grave) avait combattu toujours plus, pendant tout le morceau en alternance avec ce chant lugubre qui tentait de reprendre la parole encore et toujours, et qu'après ce torrent de passion, son dernier effort, le dernier soubre-saut d'amour qu'il lui reste, le chant grave avait gagné, finalement.
Il est si grave, qu'on sent jusqu'à nous le désespoir de la voix passionnée qui a perdu son combat, qui se tait à présent. Quand j'ai ressenti tout cela en jouant hier, cela m'a mis les larmes aux yeux. C'est la première fois que je mets de réels sentiments sur ces mesures. Habituellement, je suis tellement crevée par le "torrent de passion" avant, un peu technique, que je me repose sur les dernières mesures. Mais là j'ai trouvé comment exprimer un sentiment jusqu'au bout, jusqu'à la dernière note...

Après cela, j'ai pensé que la musique, c'était un éternel combat entre l'amour et la haine. C'est souvent l'amour qui est représenté, et des sentiments face à la haine. Ainsi, on retrouve l'amour, le bonheur, l'insouciance, la passion, la fierté, la légèreté, la douceur... mais parfois la nostalgie, le désespoir, la peine, la colère, le questionnement...tous en réaction à la haine. La haine en elle-même n'est jamais exprimée. Ce sont d'autres sentiments, d'impuissance, de réaction face à elle qui nous touchent.
La musique c'est l'amour, le rejet de la haine, la musique c'est la douceur inexplicable de l'expression des sentiments... comme si la musique avait une bonté d'âme, et comme si elle donnait un moyen pour l'homme d'édifier l'amour et tous les sentiments qui sont en lui!
Finalement, jouer, écouter, composer, c'est une seule chose à la fois... la musique c'est aimer.

18:20 Publié dans *Reflexions* | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

Georges Cziffra, pour ou contre?

Je mets sur mon blog un message que j'avais laissé sur le forum, parce que ça fait partie de mes pensées musicales du moment et ce blog est là pour les contenir toutes (pardon aux membres du forum qui revoient deux fois la même chose!)...

Quand j'ai découvert Georges Cziffra, c'était sur "Grand galop chromatique" de Liszt. Il m'a époustouflé, j'ai lu qu'il était appelé "la réincarnation de Liszt", je me suis ruée dans les magasins et j'ai acheté un coffret de 6 Cds d'oeuvres de Liszt jouées par lui... Pendant encore quelques temps j'adorais mais au fur et à mesure je trouvais que d'autres Cds valaient bien mieux, j'avais moins de plaisir à écouter ce coffret qu'autre chose. Falait-il remettre ça sur le compte de Liszt ou de Cziffra?...

Puis j'ai déchiffré la Rhapsodie hongroise n°5 de Liszt et c'est là que je me suis rendue compte que Cziffra prenait énormément de liberté, avec les nuances mais aussi avec les rythmes!! Il y a certains passages où il joue les notes presque un temps à l'avance, c'est totalement différent de ce que je joue et de ce que m'a appris ma prof! Je me suis dit "bon il joue bien, il se permet des trucs...".

Et puis, pendant mon fameux stage, j'ai entendu de nombreuses fois un stagiaire qui travaillait l'étude transcendante n°10 de Liszt. Il la travaillait beaucoup (c'était un des meilleurs élèves du stage), et il l'a joué au concert final, ce qui fait que son interprétation m'était bien rentrée dans la tête!... Quelle musicalité! J'adorais certains passages. En rentrant du stage, je cours prendre mes Cds pour écouter cette étude que j'adore...jouée par Georges Cziffra! J'ai été frappée de la différence... Primauté donnée à la technique et à la vitesse...où était cette belle musicalité, ces ritenuto, ces crescendos, ces choses si belles qui me fendaient le coeur?... (d'ailleurs si vous avez une bonne version je suis preneuse)

Alors voilà, je ne sais plus que penser de ce pianiste... J'adore sa version des rhapsodies hongroises, qui est pétillante et pleine de fraicheur, à part la n°5 qui est lente et sur laquelle je me suis habituée à ma propre interprétation (ça fait prétentieuse je sais mais ce que je veux dire c'est que c'est toujours bizarre d'entendre quelqu'un jouer différemment quand on s'est habitué à le jouer d'une certaine manière)... et d'un autre côté je lui reproche beaucoup de choses sur des morceaux comme les études, la campanella par exemple que je trouve jouée trop vite! Il veut faire un truc de virtuose mais est ce le plus beau au final?

Pour vous qu'en est-il? Pour ou contre? Technique ou musicalité?
Pour moi c'est la musicalité qui prime et je n'arrive pas à la cerner chez Georges Cziffra.

17:49 Publié dans *Divers* | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note