14.07.2006
La Vega d'Albéniz
Je trouve ce morceau superbe. En ressortant mon coffret Albéniz, j’ai entendu ce morceau et je me suis rappelé en une fraction de seconde à quel point il me transportait ! L’autre jour je parlais de la sonate en si mineur de Liszt disant qu’elle était beaucoup trop longue et que cela gâchait le morceau mais ici avec La Vega, on a le contre exemple parfait. C’est un morceau de 17minutes 30 et pourtant il est magnifique de bout en bout !
Tout d’abord les quelques notes du début qui constituent le premier thème sont vraiment mystérieuse et on ressent quelque chose d’étrange en les écoutant (ça me rappelle d’ailleurs le malaise que je ressentais en écoutant la marche funèbre de Chopin (voir rubrique Chopin) !), et entre cette mélodie enchanteresse et quelque peu étrange on retrouve des magnifiques accords graves mais doux à la fois… Puis la mélodie s’emballe pour arriver à un enchainement d’accord et de notes plutôt aigu et dramatique… Le morceau continue sur le fond du premier thème en base médium mais avec de très très jolies fuites de notes très aigues qui l’accompagnent… Puis une partie lente constitue il me semble une sorte de deuxième partie du morceau. Le morceau continue ainsi, alternant parties lentes et légères et parties grandioses et puissantes ! Le moment que je préfère se situe à la 11ème minute environ ; ici on sort d’une partie plutôt rythmée et complexe dans son écriture et il y a une pause de 6secondes ! 6secondes de silence absolu dans un morceau, voilà qui n’est pas banal mais je trouve qu’elles ont une grande utilité… En effet ainsi l’auditeur tend l’oreille et se reconcentre sur la suite c'est-à-dire… le retour du premier thème mystérieux et grave…
En résumé, un morceau qui me bouleverse à chaque fois et à chaque seconde !...
11:01 Publié dans Albéniz | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




Ecrire un commentaire