05.03.2006
Des débuts difficiles!
Chaque semaine, Maman me poussait presque à m’asseoir sur le tabouret pour que je me mette à travailler. Je trouvais le piano trop dur et trop ennuyant, pourquoi me forçait-elle donc à continuer ? Chaque semaine, à mon cours, mon professeur me regardait d’un air désapprobateur qui disait sûrement « Tu n’as encore pas travailler cette semaine … », mais il ne disait pourtant rien et continuait son cours comme si de rien était.
L’ennui me gagnant de plus en plus je trépignais auprès de ma mère pour arrêter le piano, jusqu’à en faire des crises. Elle céda. Durant une année je ne touchais plus au piano, certains diraient : le bonheur ? Pas tout à fait… Fréquemment je passais devant la porte du salon et m’arrêtais en regardant le piano droit. Une vague de nostalgie me prenait alors et je sentais mon petit cœur d’enfant bien triste. J’allais de temps en temps m’asseoir sur le tabouret et jouer des mélodies au hasard de mes petites mains. Je commençais sérieusement à penser à reprendre le piano l’année suivante… Quand je l’appris à ma mère, elle fut tout d’abord suspicieuse. Pouvait-elle recommencer une année de galère, de crises car je ne voulais pas travailler, de pleurs et de disputes ? Il fallait que je prenne une décision définitive et que je ne regretterais pas au bout d’un an.
Avec ma volonté assurée et mon côté têtu légendaire, je reprenais donc les cours de piano avec mon professeur, qui, même si étant parfois renfrogné, semblait très heureux de me retrouver. Comme promis je me mettais seule à travailler mon piano sans me plaindre. Il faut tout de même dire que je ne travaillais pas énormément. Parfois il m’arrivait de ne travailler que dix minutes par semaine alors que mon professeur me demandait de travailler tous les jours environ trente minutes ! Je lui mentais en lui disant que je travaillais tous les jours. Mais avec un peu de travail et avec l’aide de mon prof durant les cours, je réussissais à monter de jolis morceaux. Le piano, d’une corvée était devenu un loisir.
Mais j’avais de gros problèmes de solfège ! Face à ces petites pimbêches qui lisaient les notes d’une partition inconnue à la vitesse d’un TGV, je me sentais bien inexpérimentée ! J’avais en effet de gros problèmes de déchiffrage de notes, d’analyse de rythmes (que je lisais toujours de travers !)… Mon seul point fort en solfège était le chant ! Il me permit d’obtenir mon cycle 1 de solfège de justesse !
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Commentaires
J'aurais adoré avoir des parents comme les vôtres. Les miens étaient tout l'inverse "non, c'est un caprice cette idée de vouloir faire du piano !"
Caprice qui dure depuis plus de 20 ans quand même ...
J'aime beaucoup votre blog.
Ecrit par : Kinishao | 11.03.2006
C'est vrai que mes parents sont supers et en réalité je suis pratiquement "née dans la musique" ! Mes parents adorent la musique et trouvent important pour un enfant qu'il apprenne un instrument de musique. Chez moi, il y a très souvent de la musique car tous mes frères et soeurs sont des passionés de musique par cette éducation qu'ont a reçu! Mais le plus interessant c'est qu'on a tous des styles de musique différents (mais on aime les styles des autres aussi) et finalment on entend chez moi toute sorte de musique!
S'il te plait Kinishao j'aimerais que tout le monde se tutoie sur ce blog pour un esprit plus convivial et moins formel!
En tout cas je suis contente que ce blog soit appécié! A bientôt!
Ecrit par : Senne, la proprio du blog | 11.03.2006
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