02.07.2007

L'évolution d'un morceau

Avez-vous déjà repris un morceau que vous aviez déjà joué il y a deux ans?
ça a été mon cas avec Asturias d'Albéniz et je suis très heureuse du résultat. C'est fou comme un morceau peut évoluer en deux ans, bien sur grâce à mon progrès en piano techniquement mais aussi parce que les émotions ont murit, c'est vraiment autre chose.
Je l'ai joué en audition l'autre jour et j'a tellement de choses à faire passer maintenant dans la partie lente! (voir description du morceau dans la rubrique Albéniz). Ce chant espagnol dont je parlais est devenu une voix fière qui affirme des choses avec prétention, tandis que l'autre acquièce à ce qu'elle dit. Au fur et à mesure cette voix prend de l'assurance dans ce qu'elle dit et la voix grave est de moins en moins d'accord. Pour la troisième fois où la voix fière "affirme" quelque chose, la voix grave n'est plus d'accord et rectifie par un deuxième accord ce qui vient d'être dit.
Je m'amuse trop à imaginer cette scène en jouant, à un tel point que j'ai parfois des expressions de visage qui me viennent toutes seules sans que je m'en rende compte. J'ai envie d'hausser les sourcils quand la voix grave n'est pas d'accord, de sourire quand elle l'est, de reveler la tête quand la voix est fière. Je me sens vraiment dans le sentiment que je joue et c'est très agréable. Puis il a des passages passionnés, des passages drôles où je "m'amuse" clairement sur le clavier!

En gros, tout ceci a beaucoup évolué dans l'interprétation. Dans la partie finale qui ne me disait rien de spécial il y a deux ans, je trouve maintenant une telle émotion dans ces accords graves et lourds, il y a beaucoup de nuances, de retenue parfois, de tragique aussi... à pleurer cette fin!

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14.07.2006

La Vega d'Albéniz

Je trouve ce morceau génial !!! L’autre jour en ressortant mon coffret Albéniz, j’ai entendu ce morceau et je me suis rappelé en une fraction de seconde à quel point il me transportait ! L’autre jour je parlais de la sonate en si mineur de Liszt disant qu’elle était beaucoup trop longue et que cela gâchait le morceau mais ici avec La Vega, on a le contre exemple parfait ! C’est un morceau de 17minutes 30 et pourtant il est magnifique de bout en bout !
Tout d’abord les quelques notes du début qui constituent le premier thème sont vraiment mystérieuse et on ressent quelque chose d’étrange en les écoutant (ça me rappelle d’ailleurs le malaise que je ressentais en écoutant la marche funèbre de Chopin (voir rubrique Chopin) !), et entre cette mélodie enchanteresse et quelque peu étrange on retrouve des magnifiques accords graves mais doux à la fois… Puis la mélodie s’emballe pour arriver à un enchainement d’accord et de notes plutôt aigu et dramatique… Le morceau continue sur le fond du premier thème en base médium mais avec de très très jolies fuites de notes très aigues qui l’accompagnent… Puis une partie lente constitue il me semble une sorte de deuxième partie du morceau. Le morceau continue ainsi, alternant parties lentes et légères et parties grandioses et puissantes ! Le moment que je préfère se situe à la 11ème minute environ ; ici on sort d’une partie plutôt rythmée et complexe dans son écriture et il y a une pause de 6secondes ! 6secondes de silence absolu dans un morceau, voilà qui n’est pas banal mais je trouve qu’elles ont une grande utilité… En effet ainsi l’auditeur tend l’oreille et se reconcentre sur la suite c'est-à-dire… le retour du premier thème mystérieux et grave…

En résumé, un morceau qui me bouleverse à chaque fois et à chaque seconde !...

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28.02.2006

Asturias d'Albéniz... pas de mots..

Ce morceau est tout simplement magnifique mais aussi très original! En le jouant (comme j'ai eu la chance de faire) ou en l'entendant, on a l'impression que le piano imite le bruit des castagnettes et des pizz de guitare! Le morceau va très vite et est donc un bon entrainement pour les doigts (il est d'ailleurs assez drôle à jouer au début) ! Mais il est drôle au début!!! En effet, quand on arrive après une page de "castagnettes" à un accord assez impressionant, on a pas d'autres choix que d'écarter les mains et de plaquer l'accord d'un coup! Pour cela, un bon entrainement est indispensable car les accords sont tellement loin des notes qu'on joue avant qu'il faut préparer à l'avance son accord et ensuite... espérer qu'on ne jouera pas trop à côté!

Les professionnels le font évidemment magnifiquement bien!

Après cette partie un peu "hard" on arrive à la partie lente du morceau, avec un magnifique chant très espagnol, parfois même romantique ou passioné! On peu alors exprimer tout le rubato et tous les sentiments qui passent moins dans la première partie!

Puis la première partie reprend pour un bis tout aussi impressionant et le morceau se finit sur quelques accords graves et lents et une touche d'hésitation qui se conclue finalment par deux sols graves et profonds.

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Albéniz, au coeur de l'Espagne

J'ai découvert la musique d'Albéniz totalement par hasard!

C'est dans un examen de cycle 2 que j'ai du joué en morceau imposé Malagueña d'Albéniz. ce très joli morceau m'a beaucoup plu et il a entre autres participé à un progrès phénoménal dans mon niveau de piano (mais c'est un autre sujet) .

L'année suivante ma prof (qui était alors ma nouvelle prof) m'a proposé pour commencer de jouer la suite espagnole Asturias d'Albéniz et ce fut le coup de foudre!

J'en parle dans ma prochaine note

22:15 Publié dans Albéniz | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note