26.10.2008

Les frustrations pianistiques...

Quelle déception ce matin!
Toute contente, je me mets au piano avec l'intention de publier aujourd'hui sur mon deuxième blog une version de Cordoba de Albéniz, même avec ses imperfections.
Après deux ou trois essais, je réalise quelque chose qui me semble tout à fait correct.
J'écoute et comme toujours... tous les défauts se trouvent décuplés!

Je ne comprends vraiment pas pourquoi je presse toujours quand je joue. On dirait que j'ai un train à prendre sur la plupart de mes enregistrements!
Et pourtant que je joue, je ne m'en rends pas compte...

L'enregistrement: une frustration à chaque fois! Très utile pour progresser, mais aussi pour déprimer! ...
Puisque c'est ça, je ne publierai pas d'enregistrement pour le moment. Mon but: ralentir et donner quelque chose de plus expressif.

Courage!

14.09.2008

Mea culpa...

C'est une honte, je sais, j'avais bien dit que je continuerais ma note sur Rachmaninov avec les deux concerti suivant, mais voilà, j'ai juste pas envie! lol

Sachez juste que je les adore autant que les deux premiers!

Quelques nouvelles en attendant l'inspiration pour une nouvelle note:
Je déchiffre Cordoba tant bien que mal et j'ai réussi hier à l'enchainer en entier... avec beaucoup d'hésitations et de fausses notes. Mais une fois ce cap passé, il ne reste plus que l'entrainement.

Je m'éclate vraiment sur les trois premières pages et souffre sur les trois dernières... Il y a un tel caractère dans ce morceau, c'est incroyable. Tantôt mystérieux, tantôt humoristique, tantôt sentimental, tantôt grandiose... On ne s'ennuie jamais!
Je vous en dirai bientôt des nouvelles. Bonne rentrée pour ceux qui rentrent, bon courage pour ceux qui bossent déjà (comme moi par exemple!!).

04.08.2008

Correspondance avec Schubert...

http://www.dialogus2.org/

Ah Mylène, je t'ai copiée, j'ai écrit à Schubert! En voyant la liste des possibles sur Dialogus, je ne voyais pas d'autres personnalités à qui je pourrais écrire quelque chose de vraiment significatif... Et puis j'avais aussi vu sur ton blog à quel point il répondait précisément. Il fallait que je lui pose des questions sur la sonate en la majeur!

(Bien sûr tout cela est un jeu, et je me suis bien amusée à écrire ma lettre à Schubert! Mais bizarrement, on s'y prend très vite, autant quand on écrit que quand on lit la réponse. Je dois être trop sentimentale!...)


Alors voilà ma lettre (elle est très longue!):

"Cher Monsieur Schubert,

C’est avec la plus grande humilité possible que je vous écris aujourd’hui. Comment m’adresser à quelqu’un de votre génie sans paraître bien novice? Il est bien symbolique que je vous écrive en ce moment, parce que cela ne fait que quelques mois que je commence à réellement vous connaître… Vous, ou plutôt votre musique; mais ne serait-ce pas une seule et même chose?

Cela sera d’ailleurs le sujet de ma première question… Vous qui êtes artiste, qui avez compris des choses que bien des gens ne comprennent toujours pas en matière musicale (moi la première), pourriez-vous éclaircir certains points qui me tracassent souvent quand je tente de comprendre l’intention d’une œuvre? Je me demande souvent, pour être plus claire, si le compositeur concerné s’appuie toujours sur son vécu, sur des sentiments qu’il ressent à ce moment précis, ou s’il les imagine? Prenons l’exemple du «Lacrimosa» de Mozart. La première fois que je l’ai écouté, on m’a dit ensuite que c’était l’œuvre qu’il n’avait pas finie, la dernière qu’il avait composée avant de mourir. Quand on écoute cette œuvre, on ressent de tels sentiments de désespoir, l’invocation d’un pardon de Dieu… Mozart sentait-il sa fin venir, essayait-il de traduire en musique son désespoir face à la peur de la mort, ou était-ce seulement son imagination d’une musique qui traduirait le sentiment religieux face à la mort mais qui ne faisait pas partie intégrante de son vécu? J’espère être assez claire dans mes questionnements…

En général, pour nous, humbles interprètes de vos grandes œuvres, faut-il essayer de comprendre vos vies entières pour savoir interpréter vos œuvres correctement, ressentir les mêmes sentiments que vous avez pu ressentir des siècles auparavant, ou faut-il se laisser porter par les propres sentiments que nous inspirent vos œuvres, interpréter personnellement, quitte à laisser de côté l’intention du génie qui les a composées?

J’ai toujours peur de faire une erreur et de porter atteinte à ce qu’aurait voulu le créateur d’une œuvre d’art…

Pour parler plus précisément de vous, j’ai joué petite votre «Ungarishe melodie», mais à l’époque, je n’avais pas conscience de ce que la musique pouvait apporter, de tout ce que l’on pouvait exprimer par elle, du bonheur de comprendre que l’art est avant tout un moyen d’expression bien plus puissant sur notre esprit que tout autre moyen d’expression! C’est l’année dernière que je vous ai découvert. J’ai entendu votre œuvre pour piano à quatre mains, «la Fantaisie en Fa», pour la deuxième fois et je ne m’en lasse pas depuis… Que de caractères se succèdent dans cette œuvre! Je rêve de pouvoir la jouer un jour avec quelqu’un qui comprenne lui aussi l’importance des sentiments que l’on peut mettre dans ce morceau, pour pouvoir créer quelque chose de vraiment abouti et partager un beau moment avec un autre pianiste. Je n’ai pas encore trouvé la personne qui convient, ni le temps pour déchiffrer cette grande œuvre.

Après cette découverte, j’ai écouté beaucoup de votre musique de chambre et je peux dire que c’est vous qui m’avez fait aimer la musique de chambre en général. «La truite», mais aussi des trios de votre composition, me ravissent désormais.

Le hasard a fait que cette année-là était «l’année Schubert» (nous rendons hommage à un compositeur différent chaque année, et l’année 2007 était la vôtre. Il y a quelques années l’honneur était à Mozart il me semble… J’ai commencé à travailler votre sonate en la majeur D664. J’avais alors une autre professeur que celle que j’ai habituellement et je dois vous dire que c’est la première fois de ma vie que j’étudiais une œuvre si consciencieusement. Bien sûr, étant passionnée de piano, j’ai toujours travaillé tous mes morceaux avec grande application, mais cette fois-ci, nous avons travaillé le moindre petit détail pendant des heures, si bien que quatre mois après j’étais toujours sur le premier mouvement! Il y a tout d’abord le thème principal, et ensuite vient une jolie phrase dans les aigus… Quelles difficultés j’ai eu à alléger ma main gauche pour laisser chanter ma main droite, en respectant le rythme tout en feignant que le rythme importait peu pour donner plus de légèreté encore à ce joli passage!… Ma professeur me faisait travailler parfois sur trois notes «la la la», qui n’étaient pas tout à fait comme il fallait encore. «Non, ce n’est pas «la la la» mais plutôt «la la la» tu comprends?»… Je comprenais mais peinais à exécuter… Cela a été pourtant passionnant, parce que j’avais le sentiment de ne rien oublier et de créer quelque chose de réellement abouti. Bravo pour la diversité que vous avez su mettre dans cette œuvre ! Je crois que c’est d’ailleurs là toute sa difficulté: penser à respirer entre chaque phrase parce qu’on est surpris en permanence par de nouvelles choses. Êtes-vous d’accord avec mon analyse?

Après tout ce travail, mon ancienne professeur est revenue me donner des cours et m’a donné une nouvelle vision de ce mouvement en me faisant remarquer que cette sonate était l’une de vos dernières sonates. Il fallait alors s’appliquer à ressentir les émotions d’un homme qui a beaucoup vécu et le faire ressortir dans cette œuvre. Ici, nous revenons à ma première question: fallait-il ressentir le plus précisément possible vos éventuels sentiments de l’époque ou fallait-il me laisser aller à des sentiments que j’imaginais?

Nous sommes passées au deuxième mouvement de cette sonate, et il m’a donné bien des difficultés! Techniquement, il n’y a rien qui m’aurait empêchée de jouer ce mouvement. Pourtant, il m’était impossible d'y mettre l'émotion nécessaire, la profondeur qu'il faut. Ça a été la première fois que je me retrouvais face à un morceau si difficile musicalement et non techniquement… Plus je le travaillais, plus je comprenais tout ce qu’il y avait à mettre dans ce morceau et cela me démoralisait car je ne parvenais à rien de tout ce que j’entendais bien dans ma tête! J’ai fini par abandonner, parce que quand je jouais, je vous imaginais en train de vous prendre la tête dans les mains, tellement je massacrais votre œuvre… Je ne voulais pas vous faire honte, et je préfère attendre d’avoir plus de maturité, musicalement parlant, pour réussir à exprimer quelque chose de correct dans ce morceau. J’espère que vous ne m’avez pas trop entendue jouer de là où vous êtes et que vous me pardonnez, le cas échéant.

C’est là que se pose ma deuxième grande question de cette lettre: comment avez-vous pu exprimer quelque chose d’aussi émouvant par une forme aussi simple? Je sens qu’il se cache un ressenti énorme derrière ce morceau et je me demande comment il faut faire pour réussir à l’exprimer correctement… Est-ce justement une question de maturité, ou alors dois-je trouver quelque chose à «débloquer» en moi pour dégager une réelle musicalité de cette œuvre?

Pour finir, je dois vous dire que je vous admire particulièrement ces temps-ci, parce que vous êtes une de mes grandes découvertes des années précédentes. Cela fait quatre ans que je suis passionnée de piano, et depuis je m’applique sincèrement à comprendre les grandes oeuvres qui sont encore vénérées aujourd’hui, à jouer toujours mieux et avec le plus de rigueur possible, sans oublier de profiter du bonheur que me procure l’expression musicale! Vos oeuvres sont à mon avis à mi-chemin entre la rigueur du classicisme et le souffle de liberté du romantisme qui vous a succédé, et c’est cela qui les rend uniques. Ce n’est là que mon humble opinion, mais je suis très touchée par le caractère tellement unique de votre oeuvre.

Je n’ai pas de compositeur préféré, ils sont tous mes préférés à différentes périodes de ma vie, et en ce moment, vous êtes le premier dans mon cœur.

Enfin, si vous avez eu l’occasion d’entendre votre impromptu n° 3 D899 joué par le très grand pianiste Alfred Brendel (pianiste de notre temps, qui fait ses adieux actuellement avec dans son programme ce magnifique morceau), j’espère que vous l’avez aimé, parce que c’est pour moi une des plus magnifiques interprétations dans toutes les œuvres pour piano qui existent.

Je m’excuse de la longueur de ma lettre, mais il fallait une telle longueur confrontée à la grandeur de votre œuvre!

Senne"

En me relisant, cela me fait bien rire parce que j'ai même écrit "de là où vous êtes" ... ^^
J'étais curieuse de voir sa réponse et honnêtement j'avais fait un peu exprès de lui parler de choses très précises pour voir les limites de ce petit jeu...

Sa réponse ne m'a pas déçue:

"Chère Senne,



il y a tant de choses dans votre lettre qu'il faudrait pour en parler vraiment que nous en discutions ensemble, de vive voix, et pour ma part je prendrais un plaisir certain à cette conversation car vous me semblez une personne charmante. Mais je conçois bien que c'est impossible et je vais donc tâcher de vous donner mon sentiment sur les questions intelligentes mais ô combien difficiles que vous abordez.

Sachez tout d'abord que c'est aussi avec la plus grande humilité qui soit que je vais vous apporter ma réponse à vos questions. Il en faut lorsque l'on touche à des sujets, des phénomènes qui nous dépassent et auxquels nous ne pouvons apporter que notre propre vécu, qu'une lumière intime et personnelle qui peine déjà à nous éclairer nous même et qui, incapable d'être ce "soleil" de la vérité universelle, se contente de nous prodiguer comme la chaleur, vacillante mais douce, d'une bougie, pour nous et pour les quelques personnes inclinant à s'y réchauffer...

C'est pourquoi si je peux vous parler de l'inspiration d'un compositeur, car vos questions tournent autour de cette idée, ce ne peut être qu'en vous disant ce qui est personnellement et à ce stade de ma vie mon ressenti à ce sujet. D'autres compositeurs, musiciens, artistes en tous genres peuvent avoir des avis totalement différents, et vous-même, avec votre piano, avec votre musique, vous pourrez apporter aussi une réponse tout à fait personnelle.

Pour ma part donc j'ai le sentiment qu'une œuvre ne peut pas être détachée du vécu de son compositeur ou créateur, qu'une œuvre musicale ne peut pas être une pure abstraction, qu'elle se rattache toujours d'une manière ou d'une autre à des expériences ou des émotions particulières. Comme vous je n'arrive pas à écouter le Requiem de Mozart sans entendre aussi les questionnements du Grand Mozart lui-même sur la mort, sur l'Au-delà, sur Dieu, puisque c'est bien sur son lit de mort qu'il le rédigea...Mais je pense qu'il faut faire attention à ne pas voir dans ce phénomène quelque chose de systématique. Ce n'est pas parce que je traverse une période difficile, faite de pensées funèbres ou de mélancolie que je ne me sentirais appelé que par une musique elle-même mélancolique ou tragique. Inversement, je peux composer des musiques douces, légères, même au sein du plus grand désespoir.. Oui, même dans la noirceur labyrinthique du cycle du "Voyage d'hiver", il y a encore la douceur du "Lindenbaum", et même dans le second mouvement du quatuor "La jeune fille et la mort" il y a bien quelque chose de séduisant, de charmeur... Mais enfin je vous parle de toutes ces œuvres sans même savoir si elles sont parvenues jusqu'à vous, et surtout sans parler de celles qui vous intéressent avant tout, à savoir mes pièces pour piano... J'aimerais cependant, avant d'en venir à cette fameuse sonate en la majeur, en finir avec cette épineuse question de l'inspiration, sur laquelle j'ai été jusqu'alors un peu confus... En "finir" "est cependant un bien grand mot, je ne suis capable que de mettre un point final bien artificiel, ou peut-être pas, tiens, peut-être vous laisserai-je clore cette question par vous-même. Vous me semblez avoir toute la sensibilité nécessaire, et vous avez la musique en vous, cela me paraît évident. Mais je ne voudrais pas que vous ayez une vision un peu "simpliste" de ce que veut dire "composer de la musique"... C'est un phénomène si complexe, et il m'est d'ailleurs si délicat de l'expliquer, car c'est souvent la musique qui m'entraîne vers elle, qui me prend par la main, à tel point que je ne saurais même pas dire parfois pourquoi je me suis levé si tôt tel matin, pourquoi j'ai écris ces notes, pourquoi j'ai choisi ce matin-ci un lied, ce matin-là une sonate, pourquoi un jour des modulations tempétueuses, des univers d'ombres, et pourquoi un autre en revanche un vol harmonieux sur un paysage calme, apaisé, que mes doigts griffonnent sur ces portées qui ne sont alors encore que des sons intérieurs...
Sur cette portée se mire sûrement mon état d'âme, ou plutôt un état d'âme ressenti, enfermé en moi, qui n'est pas forcément celui que je ressens au moment précis de l'écriture, mais qui éclate et ne peut qu'éclater à ce moment-là. Mais il y a aussi tant d'autres éléments qui peuvent venir s'interposer... Ce peuvent être les mots d'un poète, lorsqu'il s'agit d'un lied par exemple, des mots qui nous portent et qui sont d'ailleurs eux-mêmes déjà une musique; ce peut être un souvenir, qui vient nous hanter, qui vient colorer notre pensée par le filtre de la nostalgie; ce peut être aussi un ami, ou, en ce qui concerne la sonate dont vous parlez (ou que je suppose être celle dont vous parlez), le beau petit visage de la fille d'un ami, à qui elle fut écrite... Voilà ce que je peux vous dire, et je suis désolé d'en dire à la fois trop et bien peu, car tout cela reste si flou... Je vous encourage à répondre par vous-même à ces questions si profondes, et pour cela continuez à jouer du piano car l'interprétation elle-aussi a besoin d'inspiration... Soyez libre aussi, n'ayez pas peur de jouer comme bon vous semble, et sans vous préoccuper de ce que pense votre entourage, et encore moins ce que penserait un petit homme comme moi, car, dans votre monde réel, j'ai rejoint le Néant, je ne suis plus, et si mes notes maintiennent le fil de ce que j'ai pu être en d'autres temps et d'autres lieux, rappelez-vous qu'en me jouant vous jouez avec ce fil, vous lui permettez de pas se couper, de ne pas tomber à son tour dans le Néant. Et cela est déjà si merveilleux! Précisons les rôles: je ne suis pas et n'ai jamais été un "génie", (je sais ce qu'est ce mot et à qui il s'applique, le Grand Beethoven oui, Mozart dont vous parliez oui, mais enfin "Franz Schubert"...), et vous, vous n'avez rien d'immature, vous avez tout en vous, et vous avez d'ailleurs témoigné dans votre lettre d'une grande intelligence d'âme, selon moi. Alors voilà, je ne suis pas le maître, vous n'êtes pas l'élève, et si j'existe, si par ces mots que j'écris - au seuil de l'inexpliqué - nous communiquons, c'est grâce à ce monde de brumes, dans ce rêve troublant et diffus où les temps se mêlent. Car c'est bien un rêve que nous vivons ensemble, Senne, ne pensez-vous pas aussi?
Vous écrivez longuement, et je fais de même, je m'"éternise", moi qui pensais, justement, rejoindre bientôt l'éternité! Elle attendra, nous rêvons pour l'instant. Et parlons un peu piano. C'est par là d'ailleurs, avant tout, que nous communiquions, bien avant votre lettre...comme vous le disiez si justement au début de celle-ci.
Je me suis bien fatigué à retrouver de quelle sonate il pouvait s'agir. "D664" ne m'évoque vraiment rien. La tonalité un peu plus. J'ai écrit pour l'instant un bon nombre de sonates pour piano, mais je crois que je n'ai utilisé que deux fois la tonalité de la majeur, en tout cas pour celles que j'ai terminées. Il y en a une que j'ai écrite il y a à peine deux mois, et une qui date un peu. Elles sont fort différentes. Et tout porte à croire, d'après ce que vous en dites (la "jolie phrase dans les aigus"...) , qu'il s'agit de la plus ancienne des deux... mais dès lors il ne s'agit pas d'une de mes dernières sonates. Il s'agit peut-être d'une sonate que je n'ai pas encore écrite, qui sait?
Ceci étant, si vous parlez effectivement de la "vieille" sonate en La majeur, que j'ai du composer, je ne sais plus très bien, il y a bien 7 ans, peut-être plus, je peux vous en dire quelques mots. Je l'ai écrite pour la petite Joséphine von Koller, une charmante pianiste qui a peut être votre âge...! Si je me souviens bien de cette sonate, il y a quelque chose... d'aimable et de léger, même dans le lyrisme. Ce que vous me dites sur cette sonate me touche beaucoup, et notamment le fait que vous y voyez quelque chose de profond derrière l'apparente simplicité. Je vous suis grandement reconnaissant pour ces compliments.. Respirer bien sûr est essentiel, et je ne peux que suivre votre analyse. Et cette sonate ne déroge pas à la règle, d'autant plus qu'elle me semble à présent ("après coup") très proche du lied, dans sa forme, dans son esprit: il faut la chanter, ce qui veut dire évidemment respirer, et essayer de donner en quelque sorte du "souffle" à ces touches de piano: c'est loin d'être facile.
Encore une fois n'ayez pas honte de quoi que ce soit, libérez-vous l'esprit de ces craintes absurdes: pourquoi est-ce que je devrais vous en vouloir? Quel méfait devrais-je vous pardonner? Mon cœur est aussi bienveillant à votre égard que ne l'est le troisième mouvement de cette sonate: quelque chose d'un peu badin, d'enlevé, je ne veux pas d'autres sentiments entre nous, que cela soit dit. Cela ne veut pas dire que vous jouez cette partition à merveille, pas plus que cela ne veut dire que vous la "massacrez". Ce qui importe est que vous vous y retrouviez, que cette musique vous parle, et qu'en retour vous lui parliez, qu'il se déroule une alchimie. Ce n'est en rien une histoire d'âge, je ne sais d'ailleurs quel est le vôtre. La "maturité", qu'est-ce que cela veut dire? Mais enfin lorsque l'on vit la musique, qu'importe ce temps d'horloger, de notaire? Seul importe le temps de la musique, celui pendant lequel vous êtes avec votre piano, quand les notes défilent en vous. Le temps de la musique ! Il est pareil à ce temps que nous vivons ensemble par cette lettre. Ma bougie va bientôt s'éteindre, mon encrier se vide peu à peu; de votre coté, vous lirez cette lettre, et les mots défileront, le temps de la lettre ils rentreront en vous. Cette lecture est unique, il n'y a en aura jamais deux semblables. C'est un peu la même chose pour cette partition que vous m'évoquez. Vous la lisez, l'étudiez, la jouez, à chaque fois différemment, et à chaque interprétation vous entrez dans son temps, le temps de cette sonate, en espérant que vous saurez vous y égarer...
Ma bougie s'éteint en effet, ce n'était pas qu'une image tout à l'heure. Il y a bien des choses dont nous parlerons une prochaine fois, et puis il y a aussi des choses que vous devez m'expliquer. Ce pianiste, M. Brendel, par exemple, que je ne connais pas; ou encore toutes ces histoires de classicisme et de romantisme... Et puis le plus drôle bien sûr: "l'année Schubert", cela m'a bien fait rire... et ce n'est pas un petit exploit étant donné le piètre état dans lequel je me trouve.
Et bien entendu je dois terminer par vous remercier, pour votre sincérité et pour les si agréables compliments qui émaillent votre lettre et qui me furent un réel soulagement,
Bien à vous,
Franz Schubert."


Je crois qu'il n'y a rien à ajouter, juste bravo à dialogus parce que les réponses sont d'une précision et d'une justesse désarmante!
Je suis un peu mitigée sur le concept parce que cela fait un peu "appel au Père Noël" comme quand on était petits, mais les réponses sont rédigées avec humour et précision, et c'est pourquoi ça m'impressionne et me plaît quand même.
Merci Monsieur Schubert! ^^

17.07.2008

Master class à la Charité sur Loire

Me voilà revenue de la master class autour de Messiaen au festival de la Charité sur Loire.
J'aurais vraiment voulu que cela dure plus longtemps! Arrivée le mardi soir, je suis repartie le mercredi soir, mais nous avons fait tellement de choses que j'ai l'impression d'avoir passé trois jours là-bas!

D'abord un mot sur le festival de la Charité sur Loire. j'ai trouvé l'ambiance très positive, conviviale... on a envie d'y retourner et je le ferai sûrement! Très jolie ville d'abord et puis accueil adorable de tous les organisateurs.
J'ai aussi discuté avec le directeur artistique du festival de cette année et ce qu'il me disait m'a beaucoup plu. Sa volonté: essayer de faire de ce festival un évènement convivial qui donne l'accès de gens simples à de la grande musique jouée par de grands artistes. Aussi donner l'occasion à de jeunes futurs professionnels de se perfectionner, de participer au festival... Beaucoup de projets pour ce festival en outre puisqu'ils sont en travaux et que des salles de concerts sont prévues même pour accueillir des orchestres. C'est une évolution que je pense que je vais suivre à partir de maintenant car il y a un énorme potentiel dans ce festival, cela se sent, et je pense que cela peut être très intéressant.

Maintenant mon séjour plus particulièrement. Le mardi soir, nous (les élèves de la master class) avions accès à tous les concerts du festival. Nous avons donc assisté aux deux concerts de ce soir là: celui de Christopher Alcocer (Albéniz et Scarlatti et première partie, sonate en si mineur de Liszt en deuxième), et celui de Michaël Levinas (Beethoven, Chopin, Liszt, Ravel, et ses propres compositions). J'ai particulièrement aimé les Albéniz de Christopher Alcocer malgré une gestuelle que j'ai trouvé assez surprenante. Et sa sonate en si mineur était comme je l'aime, avec une tension indescriptible du début à la fin...
Pour Michaël Levinas, c'est la sonate opus 110 de Beethoven qui m'a le plus convaincu. Je trouve que le pianiste a su mettre une ambiance très intime dans la salle et c'est ce qui m'a plu.

Le lendemain nous commencions la journée par la master class. J'ai donc joué mon Messiaen (Prélude "Instants Defunts") puis la professeur m'a donné le cours devant un "public" de 15 personnes environ.
Nous étions 4 élèves en tout. Cela a été très intéressant car j'ai pu vraiment arrêter de suivre scrupuleusement la partition, prendre quelques libertés et ainsi me lâcher un peu plus dans l'interprétation, bien écouter les couleurs des accords, etc...

Le midi, nous avons mangé avec les organisateurs et les pianistes des récitals que nous avions vu la veille, c'était très sympa.
L'après-midi, nous avons vu un petit concert "Jeune public". Beaucoup d'enfants étaient là et c'était dur pour certains d'entre eux de rester concentrés! Le programme était vraiment bien, c'était la professeur de ma master class qui jouait, et elle a interprété Chopin, Messiaen et Albéniz. ça m'a fait vraiment plaisir d'entendre à nouveau du Albéniz car on en entend pas tant que ça dans les concerts.

Après avoir visité un peu la Charité sur Loire, nous avons été enfin aux concerts du mercredi soir. Le concert quatre-mains est sûrement celui qui m'a le moins plu. Mais d'un autre côté je connaissais beaucoup des oeuvres du programme par coeur et je n'ai pas été très convaincue par leur interprétation.Bien sur, ça reste un très joli programme et concert.

Le dernier concert du soir a été LE concert de l'année pour moi! Nous avons décidé de rester pour le voir à la dernière minute parce que la professeur de la master class nous l'a conseillé. Nous avons bien fait! C'était Thierry Rosbach qui jouait du Schumann et du Debussy. Dans le programme de la première partie, j'ai adoré les "Clair de lune" et "Passepied" de la Suite Bergamasque. J'ai été marquée par la façon dont le pianiste arrivait à capter voire fasciner l'auditeur aussi facilement... En deuxième partie, il a joué l'ensemble des pièces du Carnaval de Schumann. Il y a eu des pièces magnifiques, et toujours cette capacité de capter l'auditoire...

Tonnerre d'applaudissement à la fin de ce concert.
Bien sur, un bis... Il joue une valse de Chopin.
Deuxième bis... Il joue le nocturne opus posthume de Chopin.
...
Troisième bis!... Il joue pour finir la première pièce des "Scènes d'enfants" de Schumann.

Je suis sortie toute chamboulée de ce concert, et ravie de ces deux jours!

11.07.2008

Concert au café musical Vissi d'Arte

J'ai été à un concert hier dans un petit café musical. C'était une amie clarinettiste qui jouait et je venais la voir, elle jouait avec ses amies. Il y avait deux flutes traversières, un piano et une clarinette.
Elles ont vraiment bien joué!... et j'ai pu découvrir de nouvelles oeuvres.

Le programme:

C. Saint-Saens:Tarentelle pour flute,clarinette et piano
R. Schumann: Fantasiestuck pour clarinette et piano
J. Mouquet: La flute de pan (flute et piano)

W.F. Bach: Sonate pour deux flutes
F.Poulenc: Sonate pour clarinette et piano
F.Doppler: Rigoletto Fantaisie pour deux flutes et piano

Je connaissais la Tarentelle, c'est vraiment un beau morceau. La "flute de pan" était un très joli morceau aussi.

J'ai particulièrement adoré le Poulenc et le Doppler.

Le Poulenc avait un deuxième mouvement à tomber tellement c'était beau et un troisième mouvement très énergique et joyeux. Ma copine clarinettiste a eu l'air de vraiment s'éclater sur ce morceau!
Un petit extrait de youtube pour donner un aperçu de ce mouvement si joyeux:
Poulenc - Sonate pour clarinette et piano --> écouter

Le Doppler, je ne connaissais pas du tout et c'était quelque chose d'assez original... Comme l'indique le titre, c'était une fantaisie sur des thèmes de Rigoletto. On a pu reconnaitre les airs d'opéra pendant le morceau.

En définitive un très joli concert, la découverte d'un café musical très sympa, ... une bonne soirée!

02.07.2008

Alfred Brendel, hommage.

Alfred Brendel joue un impromptu de Schubert (cliquer pour écouter)

Quand j'écoute cela, je ressens une grande émotion. Comment peut-on jouer quelque chose avec une telle profondeur, faire passer l'émotion si distinctement?... La puissance du vécu d'artiste peut-être.

Il y a quelques semaines, j'ai découvert cette video et j'ai réalisé tout à coup qu'il fallait absolument que je le vois en concert avant qu'il ne s'arrête de jouer. Un telle légende, ça ne se rate pas quand on vit à son époque... C'était malheureusement trop tard... Je me suis achetée le magazine "Diapason" l'autre jour, dossier spécial piano, et j'ai appris un peu tard que Brendel fait actuellement sa tournée d'adieux (pourquoi je ne l'apprends que maintenant, allez savoir...), et bien sûr, les concerts restants sont archicomplets depuis longtemps.

Je n'ai plus qu'à pleurer sur mon sort et me dire que je n'aurais jamais pu voir une légende de la musique. Si seulement j'y avais pensé avant... J'avais oublié qu'il fallait se dépêcher avant qu'il ne prenne sa retraite, et c'est au moment où j'y pense qu'il s'arrête justement!

Evidemment l'article fait l'éloge de sa tournée d'adieux. Il parait qu'il joue la sonate "quasi una fantasia" de Beethoven, la sonate en si bémol de Schubert (oooh mais pourquoi je l'ai raté?...), et entre autres, le mouvement lent du Concerto italien de Bach, du Liszt, et pour finir... "un impromptu en sol bémol de Schubert à fondre en larmes" selon l'article (cf la video)... J'imagine à peine l'ambiance dans les salles de concert quand il pose la dernière note de l'impromptu. ça doit être magique et désespérant à la fois...



Toute cette petite note pour rendre hommage à un pianiste exceptionnel.
J'avais déjà écrit beaucoup sur lui, sur mes ressentis par rapport à sa gestuelle particulière, aujourd'hui je ne fais qu'écouter sa sensibilité extrême, sa manière si juste de la transformer en musique.

Un morceau pourtant connu de tous mais ici il nous parait neuf, il nous parait unique. Je ne peux m'empêcher d'avoir une boule dans la gorge quand j'écoute cela, parce que l'émotion est présente à chaque note, et même à chaque silence. Je suis abasourdie de voir comme un artiste peut jouer quelque chose d'aussi pur et d'aussi vrai, comme il peut à ce point rendre à la musique sa véritable nature.

10.02.2008

Radio classique...dimanche de 9 à 10!

Mon nouveau rendez-vous hebdomadaire...
Chaque dimanche je mets mon réveil à 9h pour écouter l'émission de Radio classique jusqu'à 10h, tout en finissant ma seule grasse mat' de la semaine!
Le principe est simple: deux compositeurs, 30 minutes chacun. Pendant ces trente minutes, leurs plus grands "tubes"... que des morceaux qu'on adore en somme...un vrai bonheur et j'y apprend des choses même si ce sont leurs "tubes", je ne les connais pas tous et c'est un bon moyen de découvrir des compositeurs inconnus ou de se délecter le dimanche matin de ceux qu'on connaît. Et puis il y a de petites informations sur leur vie etc...

La semaine dernière c'était Chostakovitch et Wagner (que j'ai raté car je devais sortir arrgh!), ce matin nous avions Saint-Saëns et Fauré et la semaine prochaine Gounot et... je m'en rappelle plus!

Je vous conseille cette émission si vous avez le courage d'ouvrir les yeux à 9h, mais fait une fois et je suis devenue accro!



17 février 2008
En fait ce matin c'était Schubert!
Et ils semblent avoir changé le principe de l'émission, maintenant ce n'est qu'un compositeur pour toute l'heure. Je trouve ça mieux! Aujourd'hui nous avons donc pu écouter le fameux Ave maria, l'impromptu n°3, le trio n°2, des lieder, et d'autres morceaux dont je ne me rappelle plus. Idéal pour se réveiller le matin...
La semaine prochaine, Dvorak!

12.01.2008

Mon premier concert...

Mardi a eu lieu un concert... et pas n'importe lequel... le mien! En fait je n'ai pas joué pendant tout le concert mais c'est moi seule et avec un ami qui l'avons organisé avec d'autres musiciens qui se sont joints à nous. C'était dans le but d'un concert privé mais un concert avec quand meme 200 places (150 personnes sont venues environ!).

On s'y est mis en septembre, on a réunis des musiciens et les plus motivés sont restés au final: deux pianos (moi et un garçon qui devait juste jouer un morceau pour le concert), deux guitares électriques ou non, au choix, une batterie, une basse et un hautbois.
Nous avons fait deux parties: la première plus classique: A été joué du blues, du "tzygane nomade" je sais pas trop quoi, j'ai joué avec le hautbois un duo d'un morceau chinois pour piano que nous avions arrangé pour le hautbois, puis a été joué une novelette de Schumann par le deuxième piano, puis j'ai joué mon "Un sospiro" de Liszt que j'ai enfin réussi à véritablement jouer (muri, sans hésitations, malgré les passages difficiles qui restent difficilement réalisables et où il y a encore bien sur quelques fausse notes) et qui a fait une très belle impression (j'en ai encore eu des échos ce matin), et pour clore la première partie, j'ai joué avec mon ami guitariste qui organisait le concert avec moi un duo extrait d'une de ses compositions,... que nous n'avions pas répété depuis deux mois et que nous n'avions pas eu le temps de répéter même à la répétition générale! C'était une composition qui donne une ambiance très douce et calme et nous avons communiqué par yeux et gestes pour commencer, s'arrêter, changer de thème... C'était assez interessant.
La deuxième partie: rock-and-roll! On a voulu mettre l'ambiance!
On a commencé par un mélange entre un slam et un rap (composition de mon ami et paroles composées par le slammeur). Cela s'est fait à la suite d'une rencontre inattendue avec ce slammeur, lors d'une répétition un soir, il est venu nous écouter et nous a proposer de poser ses paroles sur ce que nous étions entrain de jouer en duo. ça a donné quelque chose de super (meme moi qui n'aime pas trop le rap, j'étais vraiment impressionnée car le slammeur chantait tout en improvisation!) et nous avons décider de l'inclure au concert.
Puis nous avons joué encore une composition du cru de mon ami guitariste cette fois plus dynamique, avec les guitares, la basse, la batterie et le piano en accompagnement. Puis la séance variétés avec Oasis et les Red Hot Chili Peppers, pour finir avec une improvisation des guitaristes du groupe.

Nous avons eu le droit à une stand in ovation, le public était vraiment enthousiaste et pour moi qui présentait la soirée et jouait alternativement, c'était très impressionnant. Le bis a été fait par les guitaristes avec une deuxième impro. Nous avons tous salué, le concert avait duré une heure mais j'avais l'impression d'avoir passé 15minutes intenses! C'est passé très très vite!

Puis l'heure des félicitations, ceux qui nous ont permis de réaliser ce concert privé étaient aux anges, le public aussi, mes parents aussi, nos amis aussi, et nous encore plus!
Apparemment tout le monde a remarqué que nous étions heureux de jouer, bien sur scène tous ensemble et ce qui a plu, c'est que, selon eux nous avons donné quelque chose de généreux et de simple.

Bref, un grand moment pour moi puisque c'est vraiment notre projet à nous deux et que nous y avions mis beaucoup d'énergie depuis septembre. J'ai eu des félicitations pendant toute la semaine et de même pour les autres membres du groupe. Je suis aux anges et cela me donne envie d'organiser beaucoup d'autres choses comme celle-là!



Bientôt je vous posterais ma prestation en live sur un sospiro!
A ce propos j'ai à nouveau une nouvelle prof, celle du début de l'année est partie ces vacances sans trop d'explications. Pour autant j'ai rencontré la prof qui la remplace (jusqu'en avril car après les vacances de paques ma prof de l'année dernière revient des Etats-Unis et reprend ses élèves) et elle est vraiment géniale! Nous avons bossé un sospiro car je voulais avoir encore un avis de plus sur mon interprétation et elle m'a donné pleins d'autres conseils et je sens que ça va beaucoup évoluer avec ça. Elle est très enthousiaste et du coup moi aussi!
Affaire à suivre avec la sonate de Schubert que je travaille...
Quelle semaine!

01.01.2008

Cadeaux de Noël!

Ho ho ho, le père Noël a été bien généreux !
Parmi mes cadeaux, bien sur, de la musique !

Tout d’abord des livres qui vont j’en suis sûre, agrandir considérablement ma culture musicale… Le premier est le livre écrit par Liszt sur Chopin juste après sa mort. Je viens de le commencer, et même si certains passages sont un peu compliqués, j’aime beaucoup, surtout quand Liszt décrit les œuvres de Chopin, car on retrouve toute la sensibilité de Liszt mais aussi son exubérance dans ses descriptions (par exemple sur la marche funèbre, il en fait une grande description très juste, je ressens exactement la même chose face à cette œuvre, mais il écrit cela avec des tournures de phrases alambiquées, des mots très poétiques… on reconnaît bien là notre cher Liszt !). Un livre où j’apprend aussi que Liszt et Chopin s’étaient livrés à des petits « duels » de pianistes lors de soirées mondaines et que Liszt s’était vengé de Chopin une fois en jouant exactement comme lui dans le noir, et alors tout le monde présent s’y était trompé !

Le deuxième est un livre écrit par Mélisande Chauveau et qui s’appelle « Petits prodiges de la musique – L’enfance divine des musiciens de Mozart à Gershwin ». Le titre veut tout dire, il relate l’enfance des grands compositeurs (ou grands artistes comme Maria Callas par exemple) jusqu’à leur célébrité. Tout est rangé par ordre alphabétique, mais chronologiquement cela va de Jean-Batiste Lully à Christian Ferras… en tout 94 prodiges de la musique. Ce livre est très intéressant car c’est essentiel de connaître le vécu des artistes pour les comprendre vraiment. Je constate que beaucoup de compositeurs ont vécu des drames… La douleur du drame augmenterait-elle la sensibilité d’un individu, d’où des talents dans les arts ?... D’autres ont des talents innés, beaucoup d’entre eux ont donné leur premier concert très jeune…
L’histoire de Chopin m’a bouleversé, mais j’en parlerais dans une autre note (sur l’étude révolutionnaire).

Dernier cadeau : un cd des concerti de Rachmaninov, je n’avais que des extraits des n°2 et 3, maintenant j’ai les 4 au complet ! Ils sont vraiment magnifiques, et de même j’en parlerais plus tard.

Avez-vous eu des cadeaux en rapport avec la musique ? ça peut donner de bonnes idées d’achat car il y a tellement de choses que je voudrais mais par où commencer ? Déjà finir mes livres !...
Bonne année à tous mes lecteurs !

02.11.2007

Les valseuses par Korcia - Grapelli

Un coup de coeur!

Les valseuses (cliquez ici pour écouter)

Dramatique, nostalgique, mais aussi joyeux, plein d'amour, de pleurs, de vie, de désespoir... Lyrique mais aussi un peu tzygane. Le violonniste fait passer tellement d'émotion. J'ai l'impression de retrouver toute ma passion pour la musique en un seul morceau...
C'est tellement beau que je n'ai pas de mots.

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